Basics

Peu de temps après la naissance d’un nouveau-né, les médecins effectuent une série de tests. Le dépistage néonatal correspond à une série de tests génétiques ou à un examen physique de routine qui permet de s'assurer qu’il n’y a pas de malformation visible chez le bébé, par exemple en effectuant un test auditif dans les premières semaines de sa vie. Les tests peuvent indiquer si l’enfant est susceptible d’être atteint d’une des nombreuses maladies rares mais graves qui existent, avant même d’en présenter les symptômes. La détection de maladies à un stade précoce signifie que les enfants pourront, dans certains cas, recevoir un traitement qui permettra d’en atténuer les effets ou de les empêcher. Le dépistage néonatal peut fournir des informations supplémentaires en révélant aux parents et aux proches du nouveau-né des détails sur sa santé et les risques éventuels, ainsi qu’une meilleure connaissance de la véritable diversité de la maladie aux médecins.

Certaines sociétés savantes ont établi des critères de référence pour orienter les tests de dépistage néonatal, cependant à l’heure actuelle, en Europe, ce sont les autorités nationales et régionales, ou les hôpitaux eux-mêmes qui décident des maladies à tester. Avec pour résultat que, les programmes de dépistage néonatal varient considérablement d’un pays à l’autre de l’Union européenne.

Le dépistage néonatal soulève des questions essentielles : qu'advient-il de la confidentialité des résultats de dépistage ? Est-il essentiel d’obtenir le consentement des parents pour effectuer les tests ? La crainte d’une discrimination est-elle fondée ? Est-il possible d'effectuer des tests sur l’ensemble de la population et quels doivent-être les critères de sélection des maladies à tester ? Les maladies sans traitement doivent-elles être dépistées ?

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Info cards

Info cards contain information, data and facts about the topic covered by the kit.
Origine des maladies rares

80 % des maladies rares sont d’origine génétique. Elles peuvent être héréditaires, se développer suite à une mutation génétique ou être issues d’une anomalie chromosomique. Elles représentent 3 à 4 % des naissances.

Quand et comment procède-t-on à un dépistage néonatal ?

Il est souvent réalisé sur un échantillon sanguin prélevé au talon peu après la naissance de l’enfant (le nombre de jours varie selon les pays) pour identifier les maladies génétiques mortelles.

Politiques de dépistage néonatal sur la population

Les compétences nationales, régionales ou locales varient selon les pays de l’Union européenne. Elles dépendent de critères internationaux, budgétaires ou d'autres facteurs d’ordre pratique.

Qu’est-ce que le dépistage néonatal génétique ?

Il s’agit d’un test ADN permettant de détecter ou d’exclure la présence de maladies génétiques pouvant être transmises aux générations futures.

Dépistage néonatal en Europe

Dans les pays de l’Union européenne, 80 % des nouveau-nés sont testés pour le dépistage d’un certain nombre de maladies. Dans un certain nombre de pays de l’Europe de l’Est, notamment en Roumanie et en Turquie, la couverture reste insuffisante.

Absence de programmes nationaux

Il n’existe pas, ou alors partiellement, dans bon nombre de pays européens, de programme national défini. A la place, des centres de dépistage individuels déterminent des listes de conditions de dépistage.

Dépistages néonatals physiques

On cherche notamment à détecter chez le nouveau-né une cataracte au niveau des yeux, des anomalies au niveau du cœur, une dysplasie au niveau des hanches ou une cryptorchidie au niveau des testicules.

Cadre législatif du dépistage génétique

Plusieurs mesures internationales permettent de contrôler l’utilisation des tests génétiques. Mais ces mesures ne sont aucunement contraignantes pour les gouvernements nationaux, et ne rendent pas illégales dans certains pays de l’Union européenne l’exigence de l’employeur de demander à ses employés de révéler leurs informations génétiques.

Avantages de l'harmonisation d'un système de dépistage néonatal en Europe

Compte tenu d’un contexte génétique globalement commun à toutes les populations de l’Union européenne et des systèmes de santé similaires, des tests de dépistage effectués sur des maladies identiques pourraient conduire à des mesures de santé préventives importantes.

Le dépistage est désormais moins coûteux.

L'introduction ces dix dernières années de la spectrométrie de masse en tandem (un dépistage néonatal de plusieurs maladie à la fois) a permet de réduire les coûts liés au dépistage pour un groupe donné de maladies génétiques.

Le dépistage néonatal est plus qu’un test.

C’est un système coordonné constitué d’enseignement, de dépistage, de suivi, de diagnostic, de traitement, de gestion et d’évaluation de programmes.

Importance d’un diagnostic précoce

Un diagnostic des maladies rares effectué suffisamment tôt à la naissance chez les familles touchées, accompagné d’un conseil génétique approprié et d’un éventuel diagnostic prénatal, est un programme de prévention très efficace.

Étude de cas : avantages du dépistage néonatal

La phénylcétonurie est une maladie qui entraîne un retard mental irréversible lorsqu’elle n’est pas soignée. Elle peut être contrôlée au moyen d’un régime strict. Elle se manifeste à l’occasion d’une naissance pour 15 000, mais est toutefois plus fréquente dans certains pays de l’Union européenne.

Importance de la sensibilité et de la spécificité

La méthode de dépistage doit être sensible (elle doit identifier tous les cas ou presque de la maladie), et spécifique (elle doit limiter le nombre de faux positifs).

Exemples statistiques de faux dépistages

En 2007, près de 3,5 millions de bébés ont été testés aux États-Unis pour la maladie du sirop d’érable (une maladie rare). Sur ce nombre, près de 1249 cas ont été signalés comme positifs, mais seulement 18 ont été confirmés à la suite de tests supplémentaires. Tous les autres étaient des faux positifs. Les faux positifs apparaissent lorsque le test est trop sensible.

Dépistage néonatal et porteurs

A l’origine, les tests de dépistage étaient conçus de manière a décelé les cas avérés. Aujourd'hui, les tests peuvent également identifier les porteurs du gène (les personnes qui ont un allèle du gène affecté, mais ne présentent pas de symptômes).

Le cas de la mucoviscidose

La mucoviscidose est une maladie incurable mais qui peut-être gérée. Un diagnostic précoce accompagné d’un dépistage néonatal permet d’éviter les processus de diagnostic longs, les admissions à l’hôpital et peuvent aider les familles à s'organiser. Toutefois, le dépistage doit également s’accompagner de recherches pour le suivi des nouveau-nés qui ne sont pas atteints, et tous les patients ne sont pas détectés.

Genetic Information Non discrimination Act

Signée aux États-Unis en 2008, la loi sur la non-discrimination génétique est une loi approuvée par le congrès interdisant toute discrimination sur la base d’informations génétiques en matière d’assurance maladie et d’emploi, notamment aux agences d’assurance qui souhaiteraient refuser une protection maladie sur la seule base d’informations génétiques.

Maladies génétiques et générations

Les maladies génétiques sont héréditaires. Parmi les modes de transmission fréquents de ces maladies, on trouve le cas où les deux parents sont porteurs d’une mutation de la maladie sur un des deux gènes. Il y a alors 25 % de probabilité que l’enfant soit atteint par la maladie.

Critères d’évaluation de l’OMS pour le dépistage

1) La maladie est un problème de santé publique important, reconnaissable à un stade précoce.
2) Existence de tests appropriés, dépistage sur chaque nouveau-né.
3) Existence d’un traitement, et accord politique sur l'entité habilitée à traiter la maladie.
4) Dépistage, diagnostic et traitement doivent faire l’objet d’un équilibre économique.

Consentement d’un dépistage néonatal dans l’Union européenne

Dans douze pays de l’Union européenne, un consentement écrit est nécessaire pour procéder au dépistage néonatal. Dans quatre pays, le consentement oral est suffisant. Dans trois pays, aucune pratique de consentement n’est appliquée.

Mesures en faveur des minorités

Trois pays européens ont choisi de prendre des mesures en faveur des minorités dans le cadre d’un dépistage. Le Royaume-Uni, par exemple, fait appel à des interprètes et tient compte des aspects culturels dans la formation de ses professionnels.

Importance de l'information

Une étude à démontré qu’un an après avoir décelé le porteur au moyen d’un test de dépistage néonatal, 15 % des familles ne savaient pas si le statut de porteur impliquait des problèmes de santé.

Disponibilité des tests de dépistage néonatal

Dans plusieurs cas de maladies rares, un dépistage néonatal précis et un diagnostic sont possibles, même s’ils ne sont pas systématiquement appliqués dans tous les États membres (ex., la mucoviscidose).

Informations génétiques et confidentialité

Le conseil d’hétique danois (Danish Council of Ethics) considère les informations génétiques comme des données particulières, car non seulement elles révèlent des connaissances sur des individus, mais également sur leur famille, et donc à la fois sur les individus et sur la population.

Des retards de diagnostics signifient :

- que davantage d’enfants naissent avec la même maladie ;
- une prise en charge inadaptée de la famille ;
- une aggravation de l’état de santé du patient, voire le décès ;
- une perte de confiance dans le système médical.

Diagnostic de confirmation

La confirmation d’un test de dépistage positif sur nouveau-né est toujours nécessaire. Cette confirmation peut parfois être effectuée avant l’annonce du premier diagnostic aux parents.

Dépistage néonatal en Europe

Les maladies les plus courantes qui font l’objet d’un dépistage sont la phénylcétonurie (une maladie curable, mais pouvant entraîner un retard mental, des dégâts cérébraux) et l'hypothyroïdie congénitale (une déficience hormonale qui, si elle n’est pas soignée, peut entraîner un retard de croissance et un retard mental).

Dépistages pilotes

Afin de décider si une nouvelle maladie doit faire l’objet d’un dépistage, des études pilotes sont conduites pour évaluer le programme de dépistage avant l’adoption d’un programme national.

Issue cards

Issue cards contain questions, open problems and different points of view about the topic of the kit.
A quel moment un diagnostic devient-il important ?

Certains pensent que le diagnostic d'une maladie grave est une valeur en soi, ne serait-ce que parce qu'il évite des tests supplémentaires inutiles ; d'autres estiment qu’il est inutile, voire cruel, de donner des informations qui n’ont pas d'utilité clinique.

Éventualité d’un dépistage néonatal imposé

Une demande de consentement pour effectuer un test de dépistage est généralement nécessaire dans la plupart des pays européens. Mais on peut argumenter sur le fait que les tests sont imposés aux personnes en raison du manque d’informations délivrées par les cliniciens.

Quand doit-on s’arrêter ?

Si l’on envisage d'effectuer des tests de dépistage pour une, deux, cinq ou dix maladies, quand décide-t-on de s’arrêter ? Doit-on aller jusqu’à tester les quelques 6000 ou 7000 maladies rares qui existent ?

Dépistage néonatal obligatoire ?

Doit-on rendre obligatoire le dépistage néonatal gratuit si un diagnostic précoce accompagné d'un traitement adapté sont profitables au nouveau-né ?

Dangers de la stigmatisation

Certains groupes ethniques minoritaires ont une fréquence plus élevée d'un gène particulier (par exemple, la maladie de Tay-Sachs chez la population juive ashkénaze). Le dépistage de cette maladie peut-il entraîner des craintes de stigmatisation chez ces populations ?

Avantages du dépistage en l’absence de traitement

Même en l’absence de traitement efficace contre certaines maladies génétiques décelables à la naissance, le dépistage néonatal ne présente-t-il pas un intérêt ? Il peut permettre aux parents de jouer un rôle de conseiller dans les cas de grossesses futures et de leur fournir des connaissances supplémentaires sur la maladie de leurs enfants.

Le droit de ne pas savoir ou le devoir de connaissance ?

Qu’est-ce qui est important ? Le droit d’un individu de savoir ou non s’il est atteint d’une maladie génétique, ou les avantages que pourront en retirer d’autres personnes, notamment les futurs descendants, la famille ou la société au sens large.

Importance de l’assistance

Le dépistage peut être source d’une forte anxiété. C’est pourquoi il est important que le patient puisse bénéficier d’une assistance appropriée et de conseils précis. Si ce type de ressources n'existe pas, doit-on quand même effectuer des tests de dépistage sur la population ?

Complications liées aux maladies très rares

Lorsque la population est testée pour une maladie extrêmement rare, même avec une méthode hautement spécifique et sensible, on obtient parfois un grand nombre de faux positifs. Des limites précises spécifiques à chaque test sont mises en place pour réduire au maximum le nombre de faux positifs.

Doit-on informer les autres membres de la famille ?

Lorsqu’un test de dépistage néonatal s’avère positif, le médecin a-t-il pour obligation morale d'informer les membres de la famille de l’enfant qu’il y a une possibilité qu'ils soient également atteints de la maladie, sans demande de consentement ?

Des coûts de dépistage élevés

L’élargissement du dépistage ne risque-t-il pas d'éloigner des ressources déjà rares des besoins et d'autres programmes de santé publique utiles ?

Élargissement du dépistage néonatal

Si nous devions élargir l’étendue du dépistage, beaucoup de temps serait nécessaire pour mettre en place une infrastructure complexe qui puisse prendre en charge les tests, l’assistance, la formation, le traitement et le suivi, puisque ces pratiques n’ont pas été mises en place dans bon nombre de pays.

Dépistage des maladies curables uniquement

Certaines personnes pensent que vouloir dépister uniquement les maladies pour lesquelles il existe un traitement est un dogme qui nous condamne à l’ignorance et à une absence de traitements, car les patients ne sont pas identifiés tant qu’ils ne développent pas les symptômes, c’est-à-dire trop tard pour une intervention préventive efficace.

Importance de la confidentialité

Qu’en est-il de la protection et de la confidentialité des informations de dépistage néonatal ? Songez à l’utilisation de ces informations par la police, les compagnies d’assurance vie, les employeurs.

Le dépistage doit être révisé

Les connaissances sur les succès et les échecs des programmes de dépistage néonatal ne cessent de croître. Ces programmes ne devraient-ils pas être révisés régulièrement pour des ajouts, des suppressions ou des modifications ?

Dépistage et valeurs économiques

Lors du calcul des coûts de dépistage des maladies rares, il ne faut pas oublier de tenir compte des coûts supplémentaires de traitement des patients qui seraient autrement décédés en l’absence de dépistage.

Évaluation des avantages

Comme toute intervention médicale, les programmes de dépistage néonatal sont censés offrir plus d’avantages que de désavantages.

Dépistage et surtraitement

Le dépistage est susceptible d'entraîner un surtraitement dans les cas d’anomalies douteuses où la maladie est mal connue et le traitement mal défini.

Résultats de dépistage négatifs

Songez à tous ces parents rassurés à tord par un résultat négatif faux, lors du dépistage de leur enfant. Et songez à l’anxiété des parents à qui l'on a annoncé un faux positif.

Dépistage chez les immigrants

Certaines maladies sont plus courantes chez certaines populations (par exemple, le syndrome de Smith-Lemli-Opitz en Pologne). En quittant leur pays natal, certaines personnes ne pourront pas bénéficier du dépistage. Le dépistage néonatal doit-il être rendu accessible pour leurs enfants ?

Avantages pour les patients atteints de maladies incurables

Lorsqu’un enfant connaît ses informations génétiques suffisamment tôt dans la vie, il peut les intégrer à son identité. Si ces informations lui sont révélées tardivement, elles peuvent entrer en conflit avec l’image qu’il a de lui-même et être mal acceptées par l’enfant.

Pourquoi les parents refusent-ils que leurs enfants soient testés pour le dépistage de maladies incurables ?

Songez aux implications pour la famille, aux maladies incurables, à la perte possible d’assurance vie, aux coûts financiers et à l’incapacité à « effacer » la connaissance.

Complications suites à la révélation d’informations génétiques

Les personnes qui révèlent les résultats de leurs tests à leur assureur vie, banque ou employeur risquent de se voir refuser une assurance vie ou un prêt. Les employeurs risquent de licencier ou de ne pas embaucher quelqu’un afin qu’il ne soit pas un fardeau pour leur société.

Décision volontaire du dépistage néonatal

En cas de consentement accordé pour des tests de dépistage néonatal, ce sont les parents qui agissent dans l’intérêt de leur enfant. Contrairement à d’autres cas de dépistage, ce n’est pas l’individu concerné par le dépistage qui décide. C’est pourquoi le dépistage néonatal pose un dilemme si particulier sur le plan éthique.

Story cards

Mary Jones
Trois semaines après sa naissance, ma fille a subi un test de dépistage néonatal qui a permis de déceler une mucoviscidose. Avant cela, elle était vraiment mince et on l’avait cataloguée avec un « retard de croissance ». Sa croissance a commencé à reprendre peu de temps après une prise d'enzymes pancréatiques. Je pense que le dépistage néonatal a offert à Hannah sa meilleure chance de survie. Bien qu’il n’existe pas de remède à l’heure actuelle, nous sommes déterminés à la maintenir en bonne santé jusqu'à ce qu’il soit trouvé, c’est pourquoi nous sommes heureux d'avoir été informés si tôt.
Liz Pizzey
Lorsque mon fils Nick a eu six ans, le médecin a diagnostiqué chez lui une maladie métabolique rare. Près de trois ans après sa mort, notre famille porte toujours le fardeau de cette maladie rare : mon mariage s’est brisé en raison du stress dû à la perte de mon enfant, et ma fille n’a pas pu passer son bac en raison de son chagrin lorsqu’elle a perdu son petit frère et du départ de son père. Si le diagnostic avait été effectué plus tôt, nos vies auraient été différentes car sa maladie, si elle est décelée à temps, peut être contrôlée par la médecine.
Sonja Haarhuis
Mon fils a toujours aimé manger et il a toujours fait plus que le poids normal pour son âge. Ma famille et mes amis me reprochaient de ne pas bien m’occuper de lui et de le laisser trop manger. J’ai essayé de l’aider, mais ça ne marchait pas. Je me sentais coupable. Après avoir consulté plusieurs médecins, l’un d'eux a découvert que mon fils souffrait d'une maladie métabolique rare. Ce qui provoquait son surpoids et ses problèmes alimentaires. Il nous a expliqué que si la maladie avait été diagnostiquée à l’hôpital, cela m’aurait évité tous ces tourments, de culpabiliser ou de le blâmer. J’aurais aimé le savoir…
Spyros Nicolaou
Ma fille est née en Roumanie, l’année où mon mari et moi avions pris un congé sabbatique. A la naissance, les médecins ont constaté qu’elle était très affaiblie, mais ils ont pensé que c’était probablement dû à l’accouchement qui avait été long et difficile. A notre retour dans notre pays, nous avons continué à avoir des problèmes. Après avoir été très maigre et difficile à nourrir, ma fille est devenue obsédée par la nourriture. Après des années de consultations, les médecins ont diagnostiqué le syndrome de Prader-Willi. Si elle était née dans notre pays, la maladie aurait été diagnostiquée juste après la naissance et nous aurions pu mieux nous occuper d'elle.
Gordon Creek
Je suis propriétaire d’une petite compagnie d’assurance. J’ai entendu dire que les informations de dépistage néonatal pourraient devenir publiques, et je m'inquiète de savoir si nous aurons accès aux données. Nous devons être informés afin de redéfinir nos catégories et nos tarifs. Le principe de l’assurance repose sur le partage du risque. Lorsque le risque est incertain, tout le monde contribue de manière égale. Dès lors que l’on a connaissance des troubles génétiques chez des individus, des cotisations plus élevées peuvent s’appliquer aux personnes à risque. C’est la loi du marché. Nos affaires ne seraient pas viables autrement. Il serait injuste que les personnes qui savent qu'elles développeront une maladie génétique s'assurent sans nous en informer.
Janice Fortune
J’ai entendu dire qu'il y aura un dépistage néonatal de ma maladie. Bien qu’elle soit incurable, le dépistage permettra aux parents d’être informés suffisamment tôt et de décider de ne pas avoir d’autres enfants car ils pourraient développer la même maladie. C'est comme si on me disait que, à certains égards, je suis une erreur regrettable, et que si mes parents avaient connu mon bagage génétique à l'avance, ils auraient décidé de ne pas m’avoir ou de ne pas avoir d’autres enfants comme moi.
Francois Adjas
Le jour où le médecin a diagnostiqué une phénylcétonurie à ma fille, il s’est assis avec nous et nous a montré les résultats du test génétique avec la mention « Résultat anormal ». Il nous a dit qu’il n’avait pas encore rencontré d’enfant ayant la même maladie et qu’il n’avait pas les réponses à nos questions. Nous avons découvert ensuite que nous avions eu de la chance car la maladie avait été décelée suffisamment tôt, mais nous avons vécu une période de doutes très difficile, jusqu'à ce qu'un médecin soit en mesure de nous expliquer la situation. La connaissance d’une maladie n’est pas suffisante ; les médecins doivent être capables de répondre à toutes vos questions.
Monica Rossi
A la naissance de ma fille, on lui a diagnostiqué la maladie du sirop d’érable, une maladie où le nouveau-né semble d’abord en bonne santé, puis souffre de lésions cérébrales et finit par mourir s’il n’est pas soigné. J’ai accepté de lui faire passer le test, et après quelques jours, le médecin nous a recontactés. Il nous a expliqué qu’il était possible que notre enfant souffre de la maladie et qu'il fallait faire d'autres tests pour être sûr. Les tests ont demandé plusieurs semaines et de nombreuses consultations. Finalement, il est apparu que ma fille était en bonne santé. J’étais devenue une épave. Après une naissance difficile, il nous a été très difficile à ma famille et à moi, de nous remettre de cette épreuve.

Policies

The policy positions on which participants vote after the discussion. It is always possible for a group to make their own policy and vote on that as well.

Les systèmes nationaux de santé pourront décider de proposer un dépistage néonatal national, que l’on puisse ou non soigner la maladie, et décider de l’accès aux données génétiques sans en demander l’autorisation auprès de l’Union européenne ou de tout autre organisme indépendant.

Les systèmes de santé nationaux pourront choisir les maladies qui feront l'objet d'un dépistage néonatal ; toutefois, un organisme européen indépendant sera chargé de la coordination et des recommandations à suivre sur la mise en place des tests de dépistage néonatal nationaux et selon des codes de pratique particuliers.

La législation européenne devra garantir un dépistage néonatal harmonisé des maladies génétiques graves pouvant être soignées, ou dans les cas où l'utilité médicale a été démontrée. Une autorisation spéciale devra être obtenue auprès d’une organisation européenne indépendante pour les maladies incurables. Les données génétiques devront être protégées par un organisme national indépendant.

Autorisation, surveillance et évaluation des programmes de dépistage néonatal au niveau européen. Un organisme européen indépendant devra enregistrer les tests effectués et protéger les données génétiques.

Advanced

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