Basics
L'homme a toujours migré. La mobilité des espèces a progressivement peuplée notre planète, avec des humains disséminés maintenant un peu partout autour du globe. Traditionnellement, jusqu'à la première moitié du 20e siècle, les flux migratoires allaient du sud vers le nord. Toutefois, depuis 1950, ces mouvements ont été quelque peu inversés. Les démographes établissent une distinction entre un étranger - une notion qui prend en compte la nationalité - et un immigrant - une notion qui se réfère au pays de naissance.
On estime aujourd'hui qu'il y a 200 millions d'immigrants dans le monde, soit seulement 3% de tous les êtres humains. Certains quittent leur pays pour rejoindre leurs familles, d'autres migrent pour des raisons économiques, pendant que beaucoup deviennent des réfugiés. L'analyse des migrations internationales est un bon moyen d'évaluer la santé des sociétés et leurs perspectives pour l'avenir.
Textes et contenus validés par le laboratoire Politiques publiques, ACtion politique, TErritoires (PACTE) de Sciences PO Grenoble / www.pacte.cnrs.fr
Info cards
Le solde naturel à l’échelle de l’UE ne permet pas actuellement le renouvellement des générations. En effet, le taux de fertilité de l’UE est de 1,48 efts/femme soit en dessous de 2,1 efts/femme, seuil normal pour renouveler les naissances. Il y a deux solutions pour stopper ce déclin démographique : inciter les femmes à avoir plus d’enfants (aides financières) ou ouvrir les frontières pour compenser ce déficit naturel par le solde migratoire.
Le régime d’encadrement statistique de la population française est le plus libéral d’Europe avec celui de la Grande-Bretagne. Chez nos voisins celui-ci conditionne souvent l’accès à l’école et à la protection sociale. Il permet de suivre à la trace tous les foyers, immigrés compris. En France, le recoupement des fichiers n’est pas autorisé et ce pour protéger les individus.
A la suite de l’élargissement de l’UE en 2004, peu d’États membres ont ouvert leur marché du travail aux ressortissants des nouveaux États membres. Entre mai 2004 et déc. 2005, 345000 travailleurs originaires des nouveaux États membres ont été enregistrés au Royaume-Uni. En Irlande, 83 000 ressortissants des nouveaux États membres ont été enregistrés entre mai 2004 et mai 2005, ce qui représente 4 % de la population active irlandaise.
Un projet de loi en France prévoit la mise en place de tests ADN dans le cadre d’un regroupement familial. D’abord expérimental, cette loi devrait entrer en vigueur début 2010. Ce projet soulève un tollé dans les milieux associatifs qui dénonce une stigmatisation négative des immigrés.
De nombreux pays ont adopté des mesures visant à attirer des immigrants hautement qualifiés et des étudiants. Ces dispositions incluent des cours de langue obligatoires (Danemark et Pays-Bas), une aide pour trouver un emploi, des efforts en faveur de la diversité ethnique au sein des entreprises et la lutte contre la discrimination (France) ou pour l’égalité des chances (Belgique, Finlande et Suède).
L’Espagne a de gros problèmes au niveau de l’immigration illégale, notamment dans les enclaves Ceuta et Melilla ainsi qu’aux Iles Canaries, qui sont de véritables portes d’entrées pour l’immigration en Europe. Il faut rappeler que l'Espagne assume 38,5 % de l'accroissement annuel des immigrés dans l'Union européenne.
Depuis la chute du communisme, un grand nombre de travailleurs de l’Est ont pris le chemin des pays riches d’Europe occidentale, à la recherche de salaires nettement plus élevés. La Roumanie ne fait pas exception à la règle. Ses citoyens sont partis vers l’Ouest, en direction de pays comme l’Allemagne et le Royaume-Uni, mais surtout l’Espagne, l’Italie et la France, en raison d’une origine latine commune et de la proximité linguistique.
Certains pays, en particulier l’Australie, le Canada et la France, ont mis en place des politiques visant à attirer ces étudiants et, une fois leur cursus terminé, à leur permettre de prolonger leur séjour et à faciliter leur accès au marché du travail. Entre 2001 et 2003, le flux d’étudiants étrangers a crû de plus de 36% au Royaume-Uni, de 30% en France et de 13% en Australie. Sur la même période, ce flux a décru de près de 26% aux États-Unis.
Un certain nombre de pays occidentaux accélèrent le processus des demandes d’asile tout en augmentant leur coopération avec d’autres pays dans la lutte contre l’immigration illégale. Quelques pays européens, incluant le Danemark, la France, l’Allemagne, l’Italie et les Pays-Bas, ont introduit ou renforcé les lois limitant la possibilité pour les membres des familles de rejoindre les immigrants déjà installés.
En 1961, la Turquie et l'Allemagne signaient une convention sur le recrutement de main-d'œuvre. De 1961 à 1973, l'économie allemande fit venir de Turquie environ 710000 travailleurs. Selon le Centre d'Etudes Turques, environ 2,1 millions de personnes d'origine turque vivaient en Allemagne en 1999. Ils constituent le groupe le plus important, soit 28,8 % de la population étrangère. Fin 1999, 340000 Turcs avaient obtenu le passeport allemand.
Le souvenir des grandes migrations du passé subsiste encore. Douloureux comme celui de l’esclavage, « migration sous silence » qui a déporté sans doute plus de 20 millions d’Africains vers le continent américain et le monde arabe, grandes vagues de peuplement européen vers le « nouveau monde» (51 millions d’émigrés entre 1846 et 1939) et les territoires coloniaux, qui firent de l’Europe le plus grand foyer de départ jamais connu dans l’histoire.
Bien des courants migratoires actuels plongent leurs racines dans ce passé. Comme l’émigration des Britanniques vers l’Amérique du Nord ou l’Australie, ou en allant du Maghreb et de l’Afrique francophone vers la France, du Commonwealth vers le Royaume-Uni, des espaces lusophones vers le Portugal. C’est la même logique, fondée sur les liens historiques et culturels, qui amènent aujourd’hui les russophones de l’Asie centrale à rejoindre la Russie.
Un nouveau type de réfugiés est apparut ces dernières années, les réfugiés climatiques. Poussés hors de leur pays par le changement climatique, ils trouvent refuge dans des pays limitrophes. La cause de départ principale est la montée des eaux qui menace en Asie et dans le Pacifique. Un afflux de ces réfugiés dans les prochaines années. Il est à noter qu’ils ne sont pas pris en compte dans la Convention de Genève sur le statut des réfugiés.
Selon le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés, le nombre de réfugiés était compris entre 30 et 35 millions de personnes en 2006. Au cours de la dernière décennie, l’Afrique a été le continent le plus affecté. Dans le Caucase, les situations troublées et les crises à répétition alimentent de nouveaux flux de réfugiés. L’Europe balkanique a payé au prix fort l’éclatement de l’ex-Yougoslavie (5 millions de personnes déplacées au total).
Sur le plan des populations résidentes, des stocks, les États-Unis, qui continuent d’exercer leur traditionnelle attraction sur le reste du monde, sont le premier pôle mondial d’accueil avec 28 millions de personnes nées à l’étranger en 1999, soit 10 % de la population américaine.
En tête des pays d’immigration qui ont enregistré le solde migratoire positif le plus élevé au cours de la décennie 1990-2000 viennent les États-Unis (1,1 million en moyenne annuelle), puis l’Allemagne (359 000), la Russie (320 000), le Canada (141 400), l’Italie (116 100). La France présente l’un des soldes les plus faibles, 55 000 par an.
Certaines catégories socioprofessionnelles, comme les scientifiques, médecins, ingénieurs, etc. peuvent entrer dans le pays sans offre d'emploi préalable et amener leur famille. Les travailleurs peu qualifiés hors UE devront pour leur part répondre à une offre précise, pour une durée fixée à l'avance et avec la garantie de leur départ à l'issue du contrat. La loi prévoit également l'enregistrement des empreintes digitales des candidats.
La loi définit pour la première fois le visa comme un titre de séjour autonome. Pour les séjours plus longs, on fait encore la distinction entre le permis de séjour (durée limitée) et le permis d'établissement (durée illimitée). Pour entrer la première fois en Allemagne, il reste indispensable de posséder un visa pour le territoire fédéral, qui sera transformé ensuite en Allemagne en permis de séjour. Le statut de réfugié est désormais octroyé.
Le gouvernement Zapatero a régularisé environ 700 000 immigrés clandestins entre février et mai 2005.
Certains pays membres de l'espace Schengen, comme l'Allemagne, ont critiqué cette mesure car les immigrés munis de papiers attribués par l'Espagne peuvent ensuite circuler librement dans les autres pays.
Marasme et famine frappent le pays depuis ces dernières années. Les récits des réfugiés sont terrifiants. Beaucoup sont refoulés par les Chinois. L'ONU fournit une aide alimentaire substantielle. Selon les observateurs, en trois ans, la totalité du nombre des victimes varie entre 900 000 et 3 500 000. La situation des Nord-Coréens ne s'est malheureusement guère améliorée. La Corée du Nord reste un des pays les plus pauvres au monde.
Une nouvelle fois, les autorités italiennes ont procédé à des renvois massifs de migrants, parmi lesquels de potentiels réfugiés, arrivés par voie maritime sur l’île de Lampedusa. C’est la troisième fois en moins de six mois que l’Italie viole ouvertement des textes internationaux sur le statut des réfugiés. De surcroît, ces renvois sont effectués vers un pays, la Libye, connu pour bafouer régulièrement les droits de l’homme.
Les États-Unis accordent environ 675 000 visas aux immigrants chaque année, mais ceux-ci sont limités à 20 000 par pays. La règle est celle de l'ordre chronologique des demandes. En raison d'une tradition de droit du sol, tout enfant né sur le territoire des États-Unis peut être déclaré citoyen américain. Le mariage avec une personne de nationalité américaine ne confère pas en revanche par ce seul fait la nationalité de ce pays.
Ancienne colonie française, Haïti est indépendant depuis 1804. Le pays a connu presque toutes sortes de régimes politiques sans jamais arriver à mettre en place un système démocratique. En 1987 une constitution a été approuvée. Malgré cela, Haïti continue de souffrir d'une instabilité politique et de heurts internes. Le séisme de janvier 2010 amplifia le phénomène d'émigration.
Des chercheurs de l’Office statistique des communautés européennes (Eurostat) ont souligné qu’au cours des trente prochaines années, le rythme de progression de la population active va ralentir dans toutes les régions du monde. Un effort d'investissement beaucoup plus important serait nécessaire pour que les régions les moins développées tirent profit de l'opportunité offerte par la situation démographique des prochaines décennies.
Issue cards
Un immigré est une personne née étrangère à l'étranger et résidant dans un autre pays que son pays de nationalité. La qualité d'immigré est permanente : un individu continue à appartenir à la population immigrée même s'il acquière la nationalité du pays d’accueil.
Quelle est la différence entre un immigré et un émigré ?
Le solde migratoire est la différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire et le nombre de personnes qui en sont sorties au cours de l'année. Ce concept est indépendant de la nationalité.
Le solde migratoire peut-il servir à combler les déficits de naissances ?
L'espace Schengen regroupe 27 Etats membres de l'UE, l’Islande, la Norvège, la Suisse et le Lichtenstein. L'espace Schengen repose sur les Accords de Schengen. Ces accords autorisent la libre circulation des personnes et harmonisent les contrôles des voyageurs au sein de l'espace constitué par ces Etats.
Doit-on, selon vous, revenir à des frontières plus fermées au sein de l’espace Schengen, pour prévenir l’immigration clandestine ?
Nombre de chercheurs l’ont souligné : les hommes émigrent beaucoup moins que ne le prédisent les modèles économiques ou démographiques. Attaché à ses proches, à sa langue, à son pays, à un capital humain peu transférable faute d’être suffisamment standardisé, l’homme a mille raisons de ne pas migrer.
Quelles sont les raisons qui poussent donc un homme à émigrer ?
Une enquête européenne a montré que si les habitants des pays d’origine sont nombreux à caresser l’idée d’émigrer vers le Nord (les proportions varient de 20 % à 40 % selon les pays), bien peu envisagent de le faire dans les deux ans (moins de 5 %) et seule une infime minorité a réellement entamé des préparatifs.
Quels sont les freins à l’émigration ?
Les immigrés, plus particulièrement les femmes et les jeunes, ont davantage de difficultés à s’insérer sur le marché du travail que les nationaux. Les jeunes hommes étrangers ont un taux d’emploi inférieur de 14% à celui des nationaux aux Pays-Bas et au Royaume-Uni et de 12% en France. L’écart enregistré pour les femmes est de 34% aux Pays-Bas.
Doit-on restreindre le nombre et les domaines des emplois auxquels peuvent prétendre les immigrés ?
Les migrants internationaux seraient près de 150 millions en ce début du XXIe siècle si on considère comme migrant toute personne résidant à l’étranger depuis plus d’un an. Ils auraient été 75 millions en 1965, 105 millions en 1985 et 120 millions en 1990.
A quels évènements pouvez-vous relier cette augmentation du nombre de migrants ?
Le fonctionnement migratoire de la planète est aujourd’hui organisé en vastes systèmes autour des pôles de la mondialisation (Amérique du Nord, Europe occidentale, Japon) et de certains États du Moyen-Orient, ainsi qu’à l’échelle régionale (autour des nouvelles puissances économiques en Asie du Sud-Est et en République d’Afrique du sud pour l’Afrique au sud du Sahara).
Pensez-vous qu’un déséquilibre démographique puisse engendrer des conflits ?
Les stratégies de développement des grandes entreprises et la globalisation impulsent de nouvelles mobilités internationales. La circulation mondiale des compétences et des élites professionnelles est l’une des formes montantes des migrations internationales auxquelles participent de plus en plus les pays du Sud (ingénieurs et informaticiens indiens et libanais).
Les pays du Sud sont-ils en train de subir une « fuite des cerveaux » ?
La Turquie, le Mexique, la Malaisie, le Sénégal et le Maroc illustrent le cas de ces pays où se combinent flux de départ et transit de migrants. La frontière mexicaine avec les États-Unis, les détroits de la Méditerranée et le détroit de Malacca constituent autant de lieux de passage de ces flux de transit où ils y exercent une forte pression.
Quelles sont les conséquences économiques, humaines et politiques d’un passage d’un flux de réfugiés ?
Les migrations évoluent en même temps que les marchés du travail et les sociétés se mondialisent. Le contremaître d'une compagnie américaine s'installe en Chine pour former des ouvriers aux nouvelles méthodes de production; un professeur sud-africain décide d'aller vivre à Sydney; une infirmière malaisienne travaille à Dubaï.
Quelles sont les conséquences de la mondialisation sur le marché du travail des pays de départ et d’accueil ?
Certains pays, peu peuplés mais richement dotés en ressources pétrolières, reçoivent une forte population étrangère : les immigrés y sont parfois majoritaires. On peut citer par exemple : Émirats arabes unis (90%), Koweït (72%), Qatar (64%), Arabie saoudite, Bahreïn, Oman, Brunei et Libye présentant vraisemblablement des taux compris entre 25% et 40% d’étrangers dans la population totale.
Ces pays sont-ils en train de perdre leurs identités ?
La plupart des pays fondent leur enregistrement sur une durée de séjour minimale, qui varie selon les pays. Elle est par exemple d’un an au Royaume-Uni et en Suède, de six mois en Italie et aux Pays-Bas et de trois mois en Belgique et en Autriche. En Allemagne et en Espagne, il suffit d’être installé depuis quel¬ques jours pour être compté comme migrant.
Ces fichiers de migrants sont-ils, selon vous, une atteinte à liberté d’aller et de venir ?
Le dernier rapport de l’ONU estime que plus de 190 millions de personnes vivent hors de leur pays d’origine, dont 155 millions dans des pays en développement. Les migrations "Sud-Sud" sont à peu près aussi fréquentes que les migrations "Sud-Nord". Il faut aussi noter que les pays du Nord sont des lieux de départ : la France compte par exemple 700000 émigrés, qu’on appelle "expatriés".
Quelles sont les motivations des expatriés des pays du Nord ?
En 2008, un jeune Kenyan de 19 ans, s’est pendu dans son appartement. Il était entré en France en 2006, avait demandé l’asile mais sa requête avait été rejetée par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides. Selon les associations, il avait quitté son pays pour fuir une secte à laquelle il avait été contraint d’adhérer.
Peut-on encore, avec les nouvelles restrictions sur le droit d’asile, se réclamer comme réfugié politique ?
Ce ne sont jamais les plus pauvres qui migrent, parce qu’ils n’ont généralement pas les moyens de financer une migration. Dans les années 90, les migrants ayant fait des études supérieures ont compté pour près de la moitié du nombre de nouveaux migrants internationaux âgés de 25 ans et plus dans les pays de l’OCDE.
Dans les médias, l’immigration est le plus souvent vue comme un fléau, pour quelles raisons selon vous ?
Selon un dernier recensement, 21% de la population japonaise a plus de 65 ans. Le Japon occupe le premier rang des pays les plus vieux au monde, devant l’Italie et l’Allemagne. Le gouvernement nippon vient de présenter de nouvelles mesures pour tenter d’enrayer ce déclin démographique (augmentation des aides familiales).
Des aides financières sont-elles, selon vous, la seule façon d’empêcher la baisse de la natalité dans les pays du Nord ?
L'asile est la protection qu'accorde un Etat à un étranger qui est ou qui risque d'être persécuté par les autorités de son pays. La Convention de Genève a définie le 28 juillet 1951 le statut de réfugié et les conditions d’obtention du droit d’asile.
Ces conditions d’accès au droit d’asile sont-elles toujours correctement respectées de nos jours ?
Elle définit comme réfugié « toute personne qui, par suite d'événements, craignant avec raison d'être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors de son pays et qui ne peut ou ne veut se réclamer de la protection de ce pays. »
Celle-ci doit-elle être révisée pour inclure, par exemple, les réfugiés climatiques ?
Dans presque tous les pays de l’UE, on peut trouver des partis politiques qui sont totalement contre l’immigration et qui militent pour la fermeture des frontières de l’UE. En Italie, c’est la Ligue du Nord, au Royaume-Uni, le Parti National Britannique, en France, le Front National, en Allemagne, le Parti National-Démocratique d’Allemagne et l’Intérêt Flamand en Belgique, pour ne citer qu’eux.
Ces partis politiques doivent-ils être interdits ?
Le terme «communautarisme» désigne, avec une intention critique, toute forme d'ethnocentrisme ou de sociocentrisme, impliquant une tendance à la fermeture sur soi. Le «communautarisme» est défini par ses critiques comme un projet sociopolitique visant à contrôler les opinions et les comportements de tous ceux qui appartiennent en principe à une «communauté».
Le communautarisme est-il un frein à l’intégration ?
Les immigrés, les étrangers nourrissent généralement la peur que l’on a de l’autre. Tout ce que l’on ne connaît pas peut nous faire peur. L’homme rejette la différence et l’inconnu. C’est de cette peur que se nourrit le racisme et la xénophobie.
Mieux connaître l’autre, c’est l’accepter ou le rejeter, mais en connaissance de cause.
Et vous, avez-vous peur de l’inconnu ?
Dans les pays du Sud, en Afrique plus particulièrement (exemple des massacres en Somalie), de nombreux conflits entre ethnies ont marqué les dernières années et marqueront les années à venir. Ils sont souvent du à un découpage contraire à l’implantation des différentes ethnies.
Existe-t-il réellement une issue à ces conflits ?
Au cours du 19e siècle les pays européens ont colonisé un très grand nombre de pays, principalement pour exploiter leurs richesses naturelles. Cette colonisation s’est assortie d’exactions tel l’esclavagisme qui a malheureusement régné longuement dans les colonies. Ne serait-il pas, de nos jours, équitable que les descendants des anciens esclaves puissent jouir du droit d’aller et de venir librement dans les pays des anciens colons ?
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Policies
Il faut ouvrir totalement les frontières des pays développés.
Le solde naturel étant en fort déclin, il faut au plus vite ouvrir les frontières aux immigrés des pays de l’OCDE pour enrayer cette catastrophe démographique qu’est le non renouvellement des générations. Des aides financières aux familles ne serviraient à rien pour augmenter le taux de natalité.
L’immigration doit avoir un but.
Les immigrés doivent avoir un but lorsqu’ils décident de quitter leurs pays. Soit ils sont réfugiés à cause d’instabilités politiques, de guerres, de famines, de catastrophes naturelles ou tout simplement pour fuir la misère. Les pays développés doivent accueillir ces réfugiés et partager ainsi un peu de leurs richesses.
Les immigrés doivent être choisis selon des critères stricts.
Seuls les immigrés ayant de solides ressources ou travaillant dans un secteur économique en manque urgent de main d’œuvre (hôtellerie, restauration, travaux publics, etc...) peuvent prétendre à entrer dans les pays développés. Les regroupements familiaux ne pourraient se faire qu’à l’aide de tests ADN.
Les frontières des pays développés doivent être fermés au plus vite.
En effet, un afflux massif d’immigrés dans les pays de l’OCDE ne ferait qu’aggraver la situation économique de ces pays. Il faut donc fermer les frontières et inciter financièrement les familles à procréer pour enrayer la baisse du taux de fertilité.
Position élaborée par le groupe :



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